- Déclarations
Mois national de l’histoire autochtone 2026 : histoire vivante, responsabilités partagées
Photo : l’Aîné Ann Smith lors d’un événement de l’organisme Spirit North
Le Mois national de l’histoire autochtone célèbre la résilience, les cultures, les savoirs et le leadership des Premières Nations, des Inuits et des Métis. Il rappelle également que l’histoire des Autochtones et leurs contributions vont bien au-delà du mois qui leur rend hommage. Chaque peuple a sa propre histoire vivante et évolutive et chacune d’elle façonne notre présent autant que notre avenir.
Tout au long du mois de juin, et tout particulièrement le 21 juin, à l’occasion de la Journée nationale des peuples autochtones, nous honorons les systèmes de savoirs, la gestion responsable et le leadership des Premières Nations, des Inuits et des Métis, tout en reconnaissant les contributions durables des communautés autochtones à l’ensemble du territoire.
Mais la reconnaissance, la célébration et le partage des connaissances doivent dépasser la simple prise de conscience et se tourner vers l’action.
Pour de nombreuses communautés de ce pays, les traités demeurent des accords vivants qui définissent des responsabilités partagées, régissent notre coexistence et guident les relations entre les peuples des Premières Nations et la Couronne. Cette année marque le 150e anniversaire du Traité 6, un pacte fondé sur des promesses de bénéfices mutuels et de prospérité partagée entre les peuples du centre du Canada. La FCRR est honorée de pouvoir accompagner le bureau Office of the Treaty Commissioner Saskatchewan dans ses efforts pour renforcer les partenariats entre les Premières Nations et les municipalités. Les politiques élaborées préservent et font progresser les relations conventionnelles tout en contribuant à consolider les fondements de la réconciliACTION dans un esprit de respect, de compréhension et d’engagement mutuels.
L’héritage dévastateur des pensionnats pour Autochtones constitue l’un des exemples les plus manifestes de la transgression des traités qui devaient, initialement, reposer sur le respect mutuel, la coexistence et la responsabilité partagée, plutôt que sur des politiques d’assimilation forcée et d’effacement culturel. Plus de 150 000 enfants des Premières Nations, des Métis et des Inuits ont fréquenté ces institutions et leurs séquelles douloureuses affectent aujourd’hui encore les communautés autochtones.
Pour rendre hommage à cette histoire, et afin de soutenir de manière continue l’acquisition de connaissances, la réflexion et le dialogue, la Fondation canadienne des relations raciales (FCRR) s’associe au Woodland Cultural Centre pour présenter Silent No More — une visite virtuelle hautement marquante consacrée à l’étude des répercussions des pensionnats pour Autochtones au Canada. L’événement inaugural se tiendra le 12 juin 2026.
Nous vous invitons à suivre avec intérêt, tout au long de ce mois, les initiatives communautaires additionnelles que nous avons le privilège de soutenir. Parmi celles-ci figurent la marche Rock Your Roots Walk à Saskatoon, le projet O’Kanata: Voices of the Land – Indigenous History Month Community Showcase et le programme Young Builders of Hope: Indigenous Youth Reclaiming Identity & Leading Change mené par le Nawican Friendship Centre. Ces actions se conjuguent à plusieurs autres réalisations d’envergure : le projet de mise en récit animée pour la jeunesse Voices of the Ancestors de la Nation Gwa’sala-‘Nakwaxda’xw, le projet Reconciliation Through Art de la U’mista Cultural Society, Métis Nation of Ontario Cultural Commission, le programme Empowering Inuit Youth for Cultural Expression d’Ampere, ainsi que l’étude Voices of Inuit Innait (Elders): Pathways Through Trauma and Promoting Mental, Spiritual, and Emotional Health du Qaujigiartiit Health Research Centre. Ensemble, ces efforts témoignent de la résilience et de la détermination des communautés autochtones à se réapproprier leurs récits, à valoriser la voix des jeunes, à faire progresser la guérison et à assurer la transmission intergénérationnelle de leurs langues, de leurs cultures et de leurs systèmes de savoirs.
Alors que cette réflexion se prolonge au-delà du Mois national de l’histoire autochtone, la FCRR reste déterminée à travailler avec les communautés autochtones de tout le pays pour établir des relations significatives et une collaboration durable à long terme.
Les paroles suivantes de Ruth Mercredi, aînée dénée, gardienne du savoir, guérisseuse traditionnelle et conseillère à Yellowknife, dans les Territoires du Nord-Ouest, reflètent l’esprit de résilience, d’espoir et de responsabilité collective qui continue de guider ce parcours :
À nos peuples autochtones de l’Île de la Tortue et du monde entier, je voudrais vous rappeler à tous et encourager notre peuple en vous disant que nous sommes des peuples puissants et intrépides, et que le monde attend notre mode de vie. Mobilisons cette force ensemble, avec amour, compassion et amitié. Soyons le changement que nous voulons voir ; cela commence par nous.
Aîné Ruth Mercredi